santé

Les questions thématiques posées ci-dessous ont vocation à ouvrir la réflexion, et sont le fruit d’une concertation avec les autorités locales et avec des experts locaux ou internationaux dans le domaine, ce dont nous les en remercions chaleureusement.

Elles sont indicatrices autant du désir d’une meilleure compréhension de la dynamique d’un secteur, que du souci d’améliorer l’efficacité des opérations de services aux populations. Non exhaustives, toutes sont potentiellement des questions à fort impacts. Si certaines semblent pouvoir être abordées par des techniques d’analyses connues mais jamais appliquées encore avec rigueur au Sénégal, d’autres nécessiteront de la créativité dans les croisements avec des données spécifiques au secteur ou en terme de mode de calcul.

Nous vous encourageons à visiter les pages ‘ Partenaires & ressources’ où nous avons indiqué des premières pistes pour accéder aux nombreuses données disponibles. Et nous vous invitons également à explorer les questions posées dans les autres thématiques. Il y a certainement des liens entre certaines des questions posées, qui mériteront également d’être explorés.

Le Groupe Orange et Sonatel remercient le Ministère de la Santé du Sénégal d’avoir exprimé explicitement les questions, problématiques et challenges auxquels les populations sont confrontées.

Situation sanitaire globale

La mortalité maternelle passe de  510 pour 100 000 naissances vivantes au niveau national en 2005 à 392  pour 100 000 naissances vivantes en 2010.
Si l’on compare pour la même période ce taux à celui des pays en  développement (240), pays industrialisés (12) et dans le monde (210), il reste encore très élevé.
Comme causes directes on relève par ordre d’importance les hémorragies, les infections et l’hypertension.
Les causes indirectes sont surtout le fait du contexte de pauvreté, la faiblesse du suivi pré et post natal et des conditions d’accouchement. 14 % des femmes enceintes n’ont aucun recours au suivi médical et près de 51%accouchent à domicile. S’y ajoutent les violences domestiques et sexuelles, une procréation précoce, un faible recours à la planification médicale et la pratique de l’excision.

En ce qui concerne les maladies transmissibles, on relève entre autres le VIH Sida, le Paludisme, la Tuberculose, la Schistosomiase et l’Onchocercose. 
La plupart de ces maladies font l’objet d’une attention particulière à travers des programmes nationaux. 
Le VIH/SIDA : le premier cas observé au Sénégal remonte à 1986 avec un mode de transmission principalement lié aux relations hétérosexuelles. On note la présence des virus VIH1 et VIH2. L’organisation et la mise en œuvre de la riposte a permis au Sénégal d’obtenir des résultats très encourageants (0,7% EDS IV 2005 qui reste stationnaire 0,7% EDS-MICS 2010-2011). Toutefois certains groupes sociaux comme les HSH et professionnels du sexe ont des prévalences très élevées (21%). La migration et la prostitution demeurent des foyers à risque ; pour exemple  les taux varient entre 15 et  30 pour cent de taux de prévalence dans ces populations.

Pour les maladies non transmissibles, les informations demeurent encore parcellaires, mais les données disponibles montrent une émergence de ces pathologies (diabète, hypertension artérielle (4,5%), cancer, etc.) chez une frange de plus en plus importante de la population du Sénégal.

 

Dans le cadre du Challenge D4D, le département de la recherche du Ministère de la Santé souhaite explorer les analyses issues principalement des croisements des données d’usage du réseaux mobile avec  d’autres données liées directement ou indirectement à la santé.  Le ministère sera ensuite intéressé par les applications pratiques qui peuvent en dériver.

En l’état actuel de la mise en œuvre de la politique de santé et d’action sociale, les besoins de la recherche portent sur les problématiques suivantes :

  • la cartographie des déterminants des maladies non transmissibles
  • la transition épidémiologique
  • l’accessibilité géographique des formations sanitaires
  • la distribution et les spécificités des besoins de santé en milieux rural et urbains
  • les corrélations entre pauvreté et santé
  • la santé des enfants et des femmes, et la mortalité infantile
  • la santé des ethnies
  • les corrélations entre nourriture, régime alimentaire, accès à l’eau et santé
  • les corrélations entre conditions externes et santé, telles que l’ensoleillement, les pluies, l’humidité et la sécheresse, les vents, …
  • les maladies endémiques en priorité l’identification des hot-spots
  • les maladies transmissibles en priorité l’identification des hot-spots : sida, tuberculose, cholera et méningite
  • les conditions d’accès au traitement (distance moyenne aux centres de soins, localisation des entrepôts de vaccins, localisation des médecins, etc.)

 

Les travaux peuvent porter autant sur la modélisation des transmissions de maladie ou l’identification de foyers, que sur des applications pratiques telles que la modélisation de systèmes d’alertes aux populations, la modélisation du bénéfice attendu d’un système d’information (médical ou crowd sourcing) de collecte de données de santé, l’optimisation des campagnes d’information sur les populations à risque,…